Parce qu'il y a quand même des paroles ou des situations qu'il serait dommage de ne pas raconter !
lundi 28 février 2011
dimanche 27 février 2011
samedi 12 février 2011
Permettez, je mets de côté la poésie écolière
Je pars découvrir la Martinique, loin de l'école et même d'internet !
Le blog reprendra à la rentrée des vacances
d'ici là bon courage à ceux qui travaillent et bonnes vacs aux autres !!
vendredi 11 février 2011
jeudi 10 février 2011
Parce qu'on ne fait pas grève pour le plaisir
Chers lecteurs,
Aujourd'hui ce n'est pas très original, les profs sont une nouvelle fois en grève.
Déjà qu'ils foutent pas grand-chose et ont trop de vacances, ils se plaignent encore une fois (à croire que c'est ce qu'ils font de mieux). Pourquoi ils sont jamais contents les profs? Et on va faire quoi de nos enfants? Nous on va travailler sans nous plaindre, et pourtant on aurait aussi de bonnes raisons de faire grève mais on va pas emmerder tout le monde avec nos problèmes.
Effectivement, chacun peut réclamer de meilleures conditions de travail, chacun a sans doute des sources d'insatisfaction. La différence c'est que le prof qui fait grève ne le fait pas pour lui, mais pour les enfants.
Et qui dit enfants, dit parents! Les parents sont les premiers à nous tomber dessus "comment ça, l'enseignante n'était pas là et MON FILS n'a rien fait de la journée?", "comment ça ma chérie, la maîtresse ne t'a pas laissé raconter cette chose passionnante et qui aurait bcp apporté à la classe, sous prétexte qu'on est trop nombreux dans la classe pour pouvoir entendre tout le monde?"
L'éducation nationale coûte très cher. Ces 20 dernières années, l'Etat avait accordé des aides aux écoles, soit sous forme d'argent (plus de moyens en ZEP) soit sous forme humaine (le RASED qui prend des petits groupes d'enfants en difficultés scolaires ou comportementales pour les aider à progresser). Or les résultats n'ont pas été assez flagrants, assez positifs. Donc le gouvernement décide aujourd'hui qu'investir dans l'école n'était pas rentable. D'où la suppression de moyens. CQFD.
Le problème c'est qu'il ne s'agit pas d'une entreprise là, mais des citoyens de demain. Qu'aujourd'hui il y a de plus en plus d'enfants bizarres, d'enfants à problèmes qui nécessitent donc davantage de moyens. Qu'on est dans un domaine non pas de rentabilité à court terme mais d'investissement sur très long terme.
Supprimer à la rentrée prochaine un nombre incroyable de postes de remplaçants, c'est freiner le bon déroulement d'une année scolaire tout en énervant les parents qui, inquiets, finiront par ne plus croire du tout en l'école publique.
Fermer plein de classes alors que le nombre d'élèves est croissant, c'est handicaper volontairement le système car des classes à 29, 30 ou 31 impliqueront moins d'attention à chacun et plus de difficultés de gestion de classe.
Je ne suis qu'une professeur des écoles débutante, je n'ai pas fait l'ENA et n'ai pas un regard global sur les problèmes de société aujourd'hui. Mais si j'ai choisi d'exercer ce complexe métier, c'est parce que selon moi, l'avenir est dans les plus petits qui construiront la société de demain.
Détruire le système scolaire, c'est nous saborder nous-même.
Et il serait p-ê temps que les parents d'élèves et l'opinion publique réagissent, avant qu'il ne soit trop tard.
Aujourd'hui ce n'est pas très original, les profs sont une nouvelle fois en grève.
Déjà qu'ils foutent pas grand-chose et ont trop de vacances, ils se plaignent encore une fois (à croire que c'est ce qu'ils font de mieux). Pourquoi ils sont jamais contents les profs? Et on va faire quoi de nos enfants? Nous on va travailler sans nous plaindre, et pourtant on aurait aussi de bonnes raisons de faire grève mais on va pas emmerder tout le monde avec nos problèmes.
Effectivement, chacun peut réclamer de meilleures conditions de travail, chacun a sans doute des sources d'insatisfaction. La différence c'est que le prof qui fait grève ne le fait pas pour lui, mais pour les enfants.
Et qui dit enfants, dit parents! Les parents sont les premiers à nous tomber dessus "comment ça, l'enseignante n'était pas là et MON FILS n'a rien fait de la journée?", "comment ça ma chérie, la maîtresse ne t'a pas laissé raconter cette chose passionnante et qui aurait bcp apporté à la classe, sous prétexte qu'on est trop nombreux dans la classe pour pouvoir entendre tout le monde?"
L'éducation nationale coûte très cher. Ces 20 dernières années, l'Etat avait accordé des aides aux écoles, soit sous forme d'argent (plus de moyens en ZEP) soit sous forme humaine (le RASED qui prend des petits groupes d'enfants en difficultés scolaires ou comportementales pour les aider à progresser). Or les résultats n'ont pas été assez flagrants, assez positifs. Donc le gouvernement décide aujourd'hui qu'investir dans l'école n'était pas rentable. D'où la suppression de moyens. CQFD.
Le problème c'est qu'il ne s'agit pas d'une entreprise là, mais des citoyens de demain. Qu'aujourd'hui il y a de plus en plus d'enfants bizarres, d'enfants à problèmes qui nécessitent donc davantage de moyens. Qu'on est dans un domaine non pas de rentabilité à court terme mais d'investissement sur très long terme.
Supprimer à la rentrée prochaine un nombre incroyable de postes de remplaçants, c'est freiner le bon déroulement d'une année scolaire tout en énervant les parents qui, inquiets, finiront par ne plus croire du tout en l'école publique.
Fermer plein de classes alors que le nombre d'élèves est croissant, c'est handicaper volontairement le système car des classes à 29, 30 ou 31 impliqueront moins d'attention à chacun et plus de difficultés de gestion de classe.
Je ne suis qu'une professeur des écoles débutante, je n'ai pas fait l'ENA et n'ai pas un regard global sur les problèmes de société aujourd'hui. Mais si j'ai choisi d'exercer ce complexe métier, c'est parce que selon moi, l'avenir est dans les plus petits qui construiront la société de demain.
Détruire le système scolaire, c'est nous saborder nous-même.
Et il serait p-ê temps que les parents d'élèves et l'opinion publique réagissent, avant qu'il ne soit trop tard.
mercredi 9 février 2011
mardi 8 février 2011
Punition
J'ai dû les traumatiser un peu en grammaire pour que même dans une punition de géométrie apparaissent les fonctions des mots dans le message que me laisse l'élève!
lundi 7 février 2011
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